Téhéran 1-4

1 février 08

1. Les pins, tout, ça s’écrase de chaleur aujourd’hui on attend l’orage. C’est le parc derrière chez moi, à deux rues, c’est vert et noir et gris avec nous c’est doux étrangement, c’est fin de journée. Ce qu’on fait repos, on regarde les jambes sous les tuniques, sous les pantalons, c’est occupation saine après le travail – on a fini tôt, on est dans l’herbe et la chaleur chaude. Dehors du jardin il y a encore le soleil un peu sur le trottoir près de l’échangeur, ici les petits murs de bosquets, des murs plus que des bosquets ils protègent. Là bas c’est la chaleur

2. Des échangeurs et des murs ici seulement et ça quadrille, des autoroutes intérieures bouchées de voitures 30 ans d’âge souvent crachent sale essence, avec de-ci de-là étendues de vert pour s’allonger, pour faire pique-nique le sport national étaler le carré de nappe et soi : étendre un peu d’espace dans cette ville étrangement construite à l’américaine dit-on, sur le plan de Los Angeles. Sur l’idée moderne vers la fin, je dirais : Berlin Est aussi, Moscou, ici aussi. C’est réglé, c’est les moteurs, ville trop chaude pour ça sur plateau mais on s’y fait, on trouve des ilots, on part au nord à flanc de collines

3. Avec la pente petit à petit la ville se défait : on arrive sur les bidonvilles au cœur des beaux quartiers, faits main, à flanc de rocher non constructible donc gratuits. Ce sont des Turcs, au premier tremblement de terre ça tombera. La haut ils font village, avec de vraies places, de vraies terrasses, chose presque impensable dans le reste de la ville, la lumière est prise sur les fils de Darband. Les murs ne sont pas d’aplomb, le long du flanc de colline il y a les ordures qui roulent et personne pour faire tournée de ramassage. Ils descendent vers le grand bassin de rétention d’eau, celui-là qui est d’architecture étrange, à chicanes, troué de compartiments comme ballasts sur les flancs, trois piliers larges au centre et fente étroite pour sortie : de quoi briser un débordement des torrents vers la ville

4. Tout en haut du plus haut étagement des mauvaises maisons faites main, on a peut-être la plus belle vue de l’intérieur de la ville sur la ville. Avec la lumière fin de journée, en découpes, tout en haut, on regardait le long de la plus longue avenue de la ville. Une qui descend d’ici jusqu’au plus au sud, vers Shoush et Shahr-e Rey presque : toute la ville en une rue, des plus riches tout droit le regard descend vers Shahr-e Rey. On ne voit pas à cause de la pollution, on voit seulement la tour radio-télévision qui émerge, monument gloire jamais fini restaurant tournant là-haut toujours pris fils rouges, la coulée la plus longue avenue de la ville et la pollution comme gros lac par-dessus quadrillage et étendues vertes, étrangement encore, d’ici, du vert

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