Manguier (2)

19 mai 08

Ce sont des hélices, des hélices molles, en pelotes molles, en attente d’être tricotées oui, vertes, feuilles de manguier en pleine digestion de leurs branches à midi, elles-mêmes – qui mange qui ? disparaissant par certaines crevaisons de lumières.

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Ce qu’il y aurait d’humain là-dedans : des veines, des cheveux, le mot «capillarité», le mot «veinules».

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Quelque chose comme un réseau de veines irriguant des muscles verts, alanguis, découpés comme ces poupées anatomiques en cire des Médicis, comme des plaques de cire jaunes au soleil attendant un éventuel malaxage, une éventuelle mise en forme de muscles, attendant lascives, indolentes.

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