Deux tours

3 septembre 08

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Ce sont deux tours, ce qu’elles font encore debout aujourd’hui dans une ville en moignons passés quinze ans de guerre, au milieu du reste pourquoi elle ? Elles sont grandes : deux cylindres, six tranches de pierre grise dure, noircie vers l’Est, la première tour n’a pas protégé la seconde.

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Au sommet elles se sont écroulées d’un mètre : probablement une rambarde. On voit une passerelle entre les deux, fine, du gravier au sol. Elles sont là sur une dalle de béton clair à cette heure-là de la photographie.

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C’est un bel appareil, du bon travail à peine descellé, simplement rendu lépreux par les explosions : les teintes de noir et clair avec ce soleil qui blanchit tout, autour, c’est imposant, on y voit le fascio, c’est le kilomètre zéro de la route qui mène Mussolini en Abyssinie en 1935. Une porte de la ridicule Afrique italienne.

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